16 juillet 2009

Synthèse des Ateliers Radicaux des 03-04-05/07/09

UNIVERSITE D’ETE à MARSEILLE

 

« On fait notre réunion de famille » Jean-Louis Borloo

 

 

 

  1. programme :

 

-          vendredi 3 juillet : les ateliers des Jeunes Radicaux : réunion + garden party

 

-          samedi 4 juillet : après le Bureau National et le Comité Exécutif (de 9 H 30 à 10 H 30), trois ateliers :

Ø      ATELIER 1 : débat sur le positionnement du Parti Radical après les élections européennes

Ø      ATELIER 2 : Tables rondes : « La France face à la crise : où allons-nous ? »

Ø      ATELIER 3 : débat de politique générale

 

 

-          Dimanche 5 juillet matin : synthèse des « Ateliers des Radicaux » suivi du discours de clôture par Jean-Louis BORLOO

 

  1. ATELIER 1 : débat sur le positionnement du PR après les élections européennes :

 

-          rappel historique en quelques dates : créé en juin 1901, il devient le parti pivot de la 3ème République.  On y retrouve de grandes figures : CLEMENCEAU, DALADIER, MOULIN, MENDES-FRANCE… De nombreux radicaux s’engagent dans la Résistance. Sous la 4ème République, avec l’aide de formations centristes, les radicaux se prononcent en faveur de la construction européenne. C’est en 1971 que le PR connaît la scission des radicaux de gauche qui soutiennent le programme commun et le principe d’une candidature unique à gauche. En 1978, le PR valoisien participe à la création de l’UDF et en devient l’une des six composantes. En 2002, le PR participe à la création de l’UMP ; il est ainsi membre fondateur de l’UMP.

 

-          Positionnement politique du Parti Radical par rapport aux autres formations : Nouveau Centre, Modem.

 

Ø      Par rapport au Nouveau Centre : ce dernier est un parti totalement autonome et allié de l’UMP ; le Parti Radical bénéficie, lui, du statut de « Parti associé » : il  participe à ce titre aux instances dirigeantes nationales de l’UMP ;  les députés radicaux sont inscrits au groupe UMP de l’Assemblée Nationale ; les adhérents ont cependant le choix d’adhérer ou non à l’UMP.

 

 

Ø      Par rapport au MODEM : le MODEM se situe clairement dans l’opposition.

 

-          La « valeur ajoutée » du Parti Radical : un Président n° 2 du Gouvernement et l’une des figures préférées des Français ; le plus ancien parti de France ; fidèle à ses valeurs (laïcité, humanisme, défense des libertés publiques…) ; totale liberté de débat et d’expression ; par ses représentants, il peut peser de l’intérieur sur la politique menée par la majorité ; parti totalement indépendant ; parti présent quasiment dans tous les départements ; à l’avant-garde des grandes évolutions économiques et sociales ; et aujourd’hui en première ligne sur l’une des grandes priorités des Français : la croissance verte.

 

 

 

  1. ATELIER 2 : La France face à la crise : où allons-nous ?

 

5 intervenants :

 

-          Gilles FINCHELSTEIN : délégué général de la Fondation Jean Jaurès, directeur d’études RSCG : LES RESPONSABLES DE LA CRISE ?

Ø      Le monde de la finance qui a transféré des risques financiers à d’autres agents via la titrisation ;

Ø      Une responsabilité politique aussi avec la modification des normes comptables, l’imprévoyance dans l’édiction des règles et dans la surveillance de l’application de ces règles ;

Ø      Une responsabilité sociétale avec un dérèglement de nos valeurs, de nos repères (place de l’argent) et de nos « horloges » (dictature de l’urgence c’est-à-dire la pression du court-terme dans tous les domaines).

 

-          Dominique REYNIE : Directeur Général de la Fondation pour l’innovation politique : D’AUTRES EXPLICATIONS :

 

Ø      La perception par les Français de la globalisation

Ø      Le déclin quantitatif des européens (en nombre d’habitants)

Ø      Le non-renoncement au marché (voire même triomphe du marché) ni à l’argent

Ø      Une Europe mal armée en termes d’innovation, d’inventivité…

Ø      Un « statoscepticisme » à savoir le doute sur la capacité d’une nation à répondre aux problèmes de ses citoyens

Ø      L’ « asiatisation » du capitalisme qui a entraîné la crise actuelle de la matière mais aussi de l’esprit

 

-          Denis MUZET : Sociologue spécialisé dans les médias (Institut Médiascopie)  il analyse à travers 150 mots comment les Français perçoivent la crise :

Ø      Crise de la morale (démesure de la valeur argent)

Ø      Crise du sens (repères chamboulés et importante mutation)

Ø      La crise révèle que la globalisation existe et que la distance ne protège plus ;  identification aux classes moyennes du monde entier

Ø      Notion de « glocal » (global + local) : on est un citoyen planétaire ; nos ressources ne sont pas infinies (d’où des préoccupations écologiques) ; phénomène de la « loi papillon » : un bruissement d’ailes dans un coin du monde déclenche la tempête à des milliers de kilomètres (d’où une prise de conscience de son impact personnel sur l’environnement, de la nécessité d’être tous ensemble pour sortir de la crise, de la perte de pouvoir du politique qui doit donc revoir sa manière de gérer –le politique inquiète plus qu’il ne rassure-) ; enfin nécessité du lien social : l’homme a été négligé et il est en quête d’harmonie sociale.

Ø      Voir le site de Médiascopie ou les Echos pour plus d’informations.

 

-          Philippe de FONTAINE VIVE CURTAZ : vice-président de la BEI :

Ø      Cause de la crise : la cupidité : création d’un profit virtuel

Ø      Remède : la mise en œuvre d’une responsabilité collective

Ø      Problème : désaccord des USA pour adhérer à ce remède

Ø      Forces françaises : l’épargne (avec un taux moyen de l’ordre de 13 %) et la démographie (la France devient le 1er pays en Europe).

 

-          Fodé SYLLA : ancien président de SOS RACISME : la crise est venue des pays les plus pauvres et des pays émergents (émeutes de la faim), avec les problèmes liés à l’externalisation et à la désindustrialisation.

 

-          Intervention de Jean Pierre FOURCADE : inquiétude de nos concitoyens sur la dette française : comment va-t-on la rembourser ? : nécessité d’une plus grande solidarité en particulier pour ceux qui ont des ressources financières (en souscrivant par exemple à l’emprunt national).

 

  1. ATELIER 3 : débat de politique générale :

 

Il est resté très peu de temps pour ce débat (les ateliers 1 et 2 ayant entraîné de nombreuses interventions des participants). Un rappel des grandes actions des parlementaires radicaux : les Etats Généraux de la bioéthique (Jean LEONETTI), la loi Scellier, la mission sur l’alternance et l’apprentissage dans le secteur public (Laurent HENART), l’intervention pour la sauvegarde du vin rosé, le soutien au RSA, les amendements sur le statut de l’entrepreneur individuel….

 

Ainsi donc, des élus nombreux qui se mobilisent tant au niveau local que national et des fédérations qui se développent (nécessité de s’engager de plus en plus dans les « contrats de progrès ») ; des mouvements associés actifs (« Ecologie radicale », « Vivent les femmes », « Jeunes Radicaux »…) ; des débats incessants (8 commissions nationales thématiques, des Conventions Nationales thématiques, des Manifestations Nationales, l’élaboration du Nouveau Manifeste du PR…) ; et la refonte des outils de communication (un nouveau site internet : www.partiradical.net , une newsletter…).

 

  1. DISCOURS DE CLOTURE de Jean Louis BORLOO : retrouvez-le, parmi d’autres vidéos, sur le site ci-dessus.

 

Raymonde VIBOUD

Secrétaire Départementale PR21

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