10 mai 2009
Plan Jeunes
PLAN JEUNES de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a annoncé toute une série de mesures destinées à lutter contre le chômage des jeunes. Un plan d'urgence qui se base essentiellement sur la revalorisation des contrats par alternance. Un plan "massif", aussi : l'État va investir 1,3 milliard d'euros pour la formation et l'emploi de plus de 500.000 jeunes.
Pour renforcer l'apprentissage, le gouvernement fixe comme objectif le recrutement de "320.000 apprentis entre le 1er juin 2009 et le 1er juin 2010". En 2008, 285.000 apprentis ont été recrutés. Pour aider les entreprises à s'engager dans cette voie, Nicolas Sarkozy a promis qu'elles auraient "zéro charges" si elles embauchaient un apprenti avant le 30 juin 2010. Toutes les entreprises de moins de 50 salariés recevront une prime de 1.800 euros par apprenti embauché.
En ce qui concerne les contrats de professionnalisation, le gouvernement plaide pour le recrutement de 170.000 jeunes du 1er juin 2009 au 1er juin 2010. Les entreprises qui embaucheront un jeune de moins de 26 ans bénéficieront d'une prime de 1.000 euros. Elle s'élèvera à 2.000 euros si le jeune embauché n'a pas le bac.
En outre, 50.000 jeunes de 16 à 25 ans inscrits au Pôle emploi bénéficieront à la rentrée 2009 d'un programme d'accompagnement et de formation. Les régions seront associées à la mise en place et au financement de ces programmes.
Autre initiative que souhaite renforcer le chef de l'État : les écoles de la deuxième chance. 7.200 jeunes supplémentaires seront inscrits dans ces écoles en 2009 et 2010. L'objectif est d'offrir 12.000 places dans ces établissements. L’État financera un tiers de ces places tout comme les régions.
Côté stagiaires, les entreprises, privées et publiques, seront désormais obligées de rémunérer tous les stages de plus de deux mois. La limite était fixée jusqu'alors à trois mois minimum. Une prime de 3.000 euros sera en outre accordée à toute entreprise qui embauchera en CDI, avant la fin septembre 2009, un jeune déjà en stage. L'objectif est de 50.000 jeunes embauchés.
Les emplois aidés : Le gouvernement s'engage à doubler le nombre des contrats initiative emploi (CIE) (les CIE sont des CDI ou des CDD de 24 mois). L'aide de l'Etat pour ces contrats reste identique, à 47% du smic au maximum. 30.000 contrats aidés seront proposés aux jeunes, essentiellement dans les collectivités locales, pour leur permettre d'acquérir une première expérience professionnelle dans des secteurs offrant des débouchés dans le privé. Leur financement sera assuré à hauteur de 90% par l'Etat pendant un an.
Afin de suivre la mise en place de ces mesures, une mission pour le développement de la formation en alternance a été confiée au PDG de Veolia Environnement Henri Proglio, avec la tâche d'élaborer une charte qui sera soumise aux branches et entreprises.
Raymonde VIBOUD – Secrétaire Départementale du PR21
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Les principaux points d'accord du G20
LES PRINCIPAUX POINTS D’ACCORDS DU G20 :
Le sommet du 02 avril 2009 s'est ouvert à un moment critique d'une grande crise du capitalisme devenu universel. Après l'immobilier en 2006, le crédit en 2007, la finance en 2008, la déflation frappe de plein fouet l'économie en 2009, avec une croissance mondiale en recul de 2 %, un commerce international en chute de 9 %, 50 à 55 millions de chômeurs supplémentaires. Les dirigeants des principales puissances mondiales se sont donc entendus sur un certain nombre de principes et mesures visant à refonder le système financier international et envisager des pistes de sortie de crise. Voici les principaux points d'accords du G20 et les interrogations qu’ils suscitent :
Mille milliards de dollars pour l'économie mondiale : 750 milliards iront au Fonds monétaire international (FMI). Le Fonds va également pouvoir vendre de l'or pour financer son aide aux pays les plus pauvres. De son côté, la Banque mondiale va augmenter sa capacité de prêts de 100 milliards par an sur trois ans, et pourrait également lever des fonds sur les marchés à hauteur de 250 milliards de dollars.
On peut s’interroger sur l’utilisation de ces fonds : encore faut-il qu’ils servent réellement la croissance verte et qu’ils redonnent du tonus à une consommation atone. Or, on sait bien que la relance par les dépenses publiques ne donne pas souvent les effets escomptés. Et puis ce sont de toute façon les Etats donc les contribuables qui vont devoir assumer ces emprunts.
Paradis fiscaux et contrôle des hedge funds : le G20 s'est mis d'accord jeudi pour publier une liste des pays fiscalement non coopératifs. Cette liste, établie par l'OCDE, a été publiée le soir même. Une liste de sanctions serait également prévue.
Quid des Iles Vierges (américaines) et de Jersey (anglaise) (et de bien d’autres encore) qui n’y apparaissent même plus ? Et comment contrôler la création de nouveaux hedge funds qui pourraient d’ailleurs naître de ces 1000 milliards mis en circulation par le FMI ! Ils devraient faire l’objet d’un enregistrement systématique auprès de leurs régulateurs nationaux (?) et seraient contraints à une transparence de gestion (donner des informations sur leur niveau d’endettement ?). Les modalités d’application vont être déterminantes pour une réelle efficacité de ces dispositions.
Encadrement des bonus des traders : les pays du G20 se sont mis d'accord pour mettre en œuvre de « nouvelles règles » sur les salaires et les bonus au niveau mondial.
Mais les contrats de travail relèvent du domaine privé et engagent leurs signataires à titre individuel. Comment une réglementation peut-elle remettre en cause la responsabilité contractuelle ?
Contrôle de la finance mondiale : le G20 a décidé la création d'une organisation mondiale de la finance : le Conseil de stabilité financière, qui remplacera le Forum de stabilité financière. Il associera les grands pays émergents. Par ailleurs, la coopération entre superviseurs nationaux va être considérablement renforcée pour surveiller les banques multinationales.
Là aussi on peut s’interroger sur l’efficacité de ce contrôle : quels moyens va-t-on lui donner pour assurer sa mission ? Et quelles missions ? Aura-t-il un pouvoir de sanctions ?...
En dépit de ces nombreuses interrogations, on ne peut nier que le FMI sort ainsi puissamment renforcé tant dans ses moyens d'intervention que dans ses missions, élargies à la supervision financière, qu'il partagera avec le Conseil de stabilité financière. Un début de mondialisation politique prend forme autour du G20, des instances de régulation nationales et internationales et des organisations multilatérales. On peut espérer qu’elle permette de structurer les négociations économiques du XXIème siècle.
Raymonde VIBOUD – Secrétaire Départementale du PR21
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Vouloir l’Europe dans un monde nouveau
« Vouloir l’Europe dans un monde nouveau »
Elections européennes du 7 juin 2009
A l’approche des élections européennes, le Parti Radical a réaffirmé son attachement profond et ancien au projet européen. Les nombreux débats décentralisés au sein de la Fédération ont permis de formuler les propositions suivantes :
I – « POUR UNE CROISSANCE DURABLE ET RESPONSABLE » :
doter l’Europe d’une nouvelle architecture financière : essentiellement par la création d’une agence publique européenne indépendante de notation financière qui homologuerait les produits financiers ; par l’octroi d’incitations fiscales aux investisseurs de long terme ; par l’élaboration d’une « charte de la transparence financière » pour lutter contre les paradis fiscaux ; par l’instauration provisoire d’une taxe exceptionnelle sur les transactions financières destinée à consolider l’industrie européenne ;
Doter l’Europe d’une nouvelle architecture budgétaire : en fixant des indicateurs objectifs communs aux Etats membres pour l’élaboration de leurs budgets nationaux ; en déterminant un seul objectif sur l’ensemble du cycle économique : le ratio dette/PIB <= à 60 % ; en permettant le déficit public uniquement pour le financement des dépenses d’investissement.
Doter la zone euro d’un véritable pilote de sa politique économique : en faisant du Président de l’Euro-groupe le « super Ministre des finances » de la zone euro
Fonder la concurrence mondiale sur la qualité : ne plus rechercher la compétitivité par les prix uniquement mais par la qualité (produire mieux grâce à notre savoir-faire, notre recherche, nos formations…). Favoriser le développement durable (économies d’énergie, réduction de carbone, agriculture biologique, biodiversité, etc.) ; faire respecter le droit international du travail.
II – « POUR UNE CITOYENNETE VECUE, CONNUE et RECONNUE » :
Pour une citoyenneté vécue : favoriser la libre circulation des personnes grâce à la mise en place de « paquets mobilité » : carte européenne d’assurance sociale, règles communes en matière de mariage, divorce, … ; élaborer un « code de procédure civile européen » puis un « droit civil européen » ; lancer un service civil européen volontaire ; créer un Erasmus des lycées et des enseignants ; développer les « classes Europe » dans les collèges ; généraliser les licences bilingues…
Pour une citoyenneté connue : créer un service d’information unique ; un « Monsieur Europe » dans chaque préfecture ; une chaîne de télévision publique consacrée à l’Europe…
Pour une citoyenneté reconnue : renforcer les groupements européens de coopération territoriale (regroupement de plusieurs communes ou régions transfrontalières) avec une dotation spécifique ; créer un réseau consulaire unique, un passeport européen, un livret de famille européen et donner une valeur juridique contraignante à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
III – « POUR UNE EUROPE DES SOLIDARITES » :
Solidarité face aux nouvelles formes de criminalité : généraliser au niveau européen le dispositif « alerte enlèvement » ; créer un corps « Euronet » pour lutter contre la cybercriminalité, une plateforme de signalement pour les délits commis sur le net ; expérimenter un système unique d’information sur les casiers judiciaires.
Solidarité face aux risques pesant sur notre indépendance énergétique : programmer ensemble nos besoins, infrastructures et stocks ; élargir les compétences du Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité aux questions énergétiques ; créer une communauté européenne de l’énergie.
Solidarité face aux risques de remise en cause de nos valeurs démocratiques et humanistes : pouvoir déployer 60.000 hommes en 60 jours ; créer une école commune de formation des officiers ; définir 3 ou 4 projets industriels d’armement communs.
Solidarité avec l’ensemble des pays méditerranéens : faire de la Méditerranée la mer la plus propre du monde ; du bassin méditerranéen le premier producteur mondial d’énergies renouvelables ; de l’Union pour la Méditerranée la première zone au monde en termes de transferts de technologies et de savoir-faire sur un axe Nord/Sud et la doter d’une structure politique permanente.
Solidarité avec le reste du monde : aboutir à un accord sur le climat, créer un groupe intergouvernemental sur l’évolution de la biodiversité ; atteindre les objectifs prioritaires en Afrique en termes d’accès à l’eau et à l’énergie, de réduction de la malnutrition et de la mortalité infantile.
Synthèse du document émis par L. HENART et S. LEPELTIER : « Vouloir l’Europe dans un monde nouveau » - PARTI RADICAL – transmis par JF. LELOUTRE
Raymonde VIBOUD
Secrétaire Départementale du PR21
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L'Europe la mal-aimée
L’EUROPE, la mal-aimée
Si l’EUROPE est aujourd’hui victime d’une mauvaise image, c’est qu’elle est incomprise…
Nous, militants, élus, engagés dans la vie politique, nous comprenons les enjeux de chaque élection.
La majorité des français, qui a déjà bien du mal à comprendre les rouages du système politique national, est donc à des années lumières de ceux de l’EUROPE.
Cette EUROPE mal-aimée, à qui la faute ? Pas de coupable désigné, mais un tas de facteurs cumulés qui produisent cet effet de rejet et même de mépris.
En premier lieu, l’école. Les cours sur l’EUROPE sont bien souvent présentés comme s’il était question d’une histoire lointaine, d’un autre temps, voire d’un autre espace. Dès lors, comment se sentir citoyens européens ?
Ensuite les médias. Ils ne présentent l’école que trop souvent sous des aspects négatifs, ne parlant que trop des normes et des règlements, comme si ces derniers n’étaient que source de contraintes.
Evidemment, comme dans tout changement, il y a des avantages et des inconvénients.
Et c’est ainsi que l’EUROPE, parce que nos écoles et nos médias ne lui donnent pas une image assez vivante et positive, est rejetée. Lors des élections européennes, les français votent peu ou votent dans une incompréhension totale. Et la conséquence désastreuse de cette désinformation est celle du vote rejet, du vote refus sans avoir conscience réellement des enjeux européens.
Lors du référendum sur la constitution, les français ont rejetés ce projet. Et par un second vote de nos responsables politiques, le Oui est passé. Les français peuvent légitimement se sentir trahit. Ils ne sont pas fondamentalement contre l’EUROPE, ils attendent certainement que celle-ci soit moins opaque et plus proche de leurs préoccupations. La distance qui les sépare semble immense, et pourtant tous les jours l’EUROPE est présente.
Alors, il ne reste que peu de temps avant le 7 juin, et c’est à nous les militants de sensibiliser notre entourage de l’intérêt du vote européen. Soutenons nos Députés Européens Radicaux et faisons avancer l’EUROPE dans une meilleure compréhension !
Florence GASSER
SDA PR21
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